Les Roms – La vérité sur leur existence 500 années d’esclavage

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Traduit par : Mihaela Dinu

La vérité sur l’existence des Roms, tant en Roumanie que dans le monde entier, est un sujet débattu souvent, malgré le fait que trop peu de personnes détiennent des informations sur leur origine, sur leur culture et leurs traditions ou surtout sur le fait que pendant de centaines d’années, les Roms ont été des esclaves dans plusieurs pays de l’Europe.

 

L’esclavage, une habitude ancienne

Les premières indications ont été découvertes dans les textes antiques, datant du deuxième millénaire avant Jésus-Christ, dans un code de lois nommé Le Code de Hammurabi, l’un des plus anciens et des mieux conservés preuves d’une grande civilisation antique, la Mésopotamie. Dans ce code de lois ont été découvertes les premières attestations pour l’esclavage et l’importance d’avoir des esclaves au niveau de hiérarchie sociale.

Généralement, dans l’Antiquité, le principal facteur qui soutenait l’existence de l’esclavage étaient représenté per les guerres. Le plus souvent, les prisonniers de guerre devenaient des esclaves, obtenant ainsi un état social inférieur ou même inexistant.

Le mot « Rom » n’est pas dérivé du mot « roumain »

Le mot « Rom » et le mot « Roumain » ont des origines etymologiques différentes. « Roumain » provient du latin « romanus », tandis que « Rom » est un mot dérivé du protolangage du peuple rom. Conformément aux recherches historiques, il a des origines bien plus anciennes que le mot « roumain » et il pourrait être un dérivé des mots « dom », « lom »  ou « romaka » de sanscrit, qui avaient le sens de maître (« dom ») ou personne avec les cheveux longs (« romaka », « loman »).

Le terme « tzigan », existant dans la plupart des pays européens, n’a jamais existé dans le vocabulaire de la langue romani. Etymologiquement, le mot provient du grec ancien – athinganoi, qui signifie impur, intouchable ou impie. D’autres sources relévant le fait que l’origine du mot « tzigan »provient du latin vulgaire – aegyptano (egyptiens), comme les Roms seraient arrivés en Europe, dans le XIVe siècle, en traversant l’Egypte. Plus tard, les linguistes ont découvert, à partir du XVIIIe siècle, qu’ils provenaient en fait du Nord de l’Inde, d’où ils ont émigré il y a 1500 ans.

L’origine ambigüe du peuple rom

Le peuple rom a été souvent comparé par les historiens avec celui hébreu, mais à la différence des hébreux, les Roms n’ont pas conservé de sources écrites et les premières preuves de leur existence en Valachie ont été à peine trouvées en 1385 environ, en Munténie, où les Roms sont listés comme de « bonnes matérielles de quelques monastères ». On ne sait pas exactement le moment de leur entrée en Europe et leur provenance hindoue est niée, même si les linguistes soutiennent que les proto-roms proviendraient de la région centrale de l’Inde.

Dans ses écrits, Dimitrie Cantemir décrivait le langage natif des tziganes comme un « mélange entre le persan et le grec ».

  • Certaines chroniques dévoilent que les Roms ont quitté l’Empire Byzantin bannis par les guerres, voyageant en tant que pèlerins vers le Nord de l’Europe.
  • Il y a d’autres attestations qui soutiennent qu’avant le XIIIe siècle, les Roms vivaient déjà dans certaines régions qui appartenaient à l’Empire Byzantin, plus précisément, à la Grèce.
  • À partir de 1417, de nombreuses chroniques signalent l’existence des Roms dans la plupart des pays européens.

L’esclavage en Valachie

Pendant approximativement 5 siècles, en Valachie, les Roms ont vécu en esclavage, dans des monastères, maisons ou manoirs. Ils n’avaient pas de droits et pouvaient se marier seulement avec l’accord du noble. Seulement les tziganes princiers avaient un certain statut, étant appréciés pour leur habileté de cueillir de l’or des rivières de Valachie pendant le printemps, après que les neiges fondent.

Ceux réellement privilégiés étaient les tziganes ménétriers, mentionnés dans certains documents vers l’année 1500. Ils provenaient de la famille des tziganes stables, appelés aussi tziganes de foyer, ceux qui servaient aux cours nobles, étant à la fois les premiers qui ont perdu leur tradition et la langue. Les ménétriers chantaient aux fêtes et partout où on les appelait, et pendant la journée, ils travaillaient la terre.

Il y avait des nobles qui envoyaient leurs robes ménétriers en apprentissage à des ménétriers qui jouaient à une sorte de mandoline, mais pas tous étaient si chanceux. Même en 1800, ils étaient toujours abusés, tués, séparés de leurs familles, vendus et traités un peu mieux que les animaux, comme le mentionnait d’autres voyageurs étrangers dans leurs écrits.

 

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L’église, même si théoriquement elle n’approuvait pas l’esclavage, acceptait le statut de robes des tziganes, justifiant qu’elle se soumettait aux lois de ce temps-là. Un écrivain allemand, voyageant en Valachie, décrit un moment où une jeune tzigane se bat bec et ongles pour ne pas être prise et ralliée à 500 autres tziganes déjà vendus. Impressionné par la beauté de la fille et touché en même temps, il offre au noble 50 pièces d’or, mais celui-ci les refuse. Mihail Kogalniceanu, se souvenant de la période de l’enfance, écrit sur…

…des êtres humains avec des chaînes aux mains et aux pieds, avec des cercles en fer autour des fronts ou avec des plaques en métal au cou. Des fouets ensanglantés et d’autres punitions comme la famine, la pendaison au-dessus du feu encore chaud, le régime de cellule et être lancé nu dans la neige ou dans l’eau glacée d’une rivière, c’est ça le traitement appliqué à la putain de tzigan.

Mihail Kogalniceanu et Petre Mavrogheni, ont entamé un document officiel grâce auquel le régnant Barbu Stirbei, décidait, le 20 février 1856, la libération de l’esclavage de tous les tziganes de la Principauté de Valachie. Après leur dérobement, une grande partie des tribus de Roms, spécialement ceux qui ne connaissaient pas de métier et qui n’avaient pas d’abri, ont joint les tziganes stables qui servaient aux cours princières.

Sources :

À lire27 juillet 1563 – Le Havre, la lutte qui a déclenché la deuxième pandémie mondiale de peste

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