Tchernobyl, 35 ans après l’explosion tragique de 26 avril 1986

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Tchernobyl
Photo : Pixabay.com

35 ans sont passés depuis le désastre nucléaire de Tchernobyl dans la ville ukrainienne Pripiat, l’une des plus grandes catastrophes qu’ait connues l’Ukraine (qui faisait partie à l’époque de l’Union Soviétique).

Il y a 35 ans, une explosion désastreuse a affecté la ville de Pripiat. Aujourd’hui, seules les ruines racontent encore l’histoire d’une tragédie. L’incident s’est produit dans la nuit du 26 avril 1986, lorsqu’un réacteur de la centrale nucléaire a explosé, pulvérisant une partie du bâtiment et diffusant des éléments radioactifs. On estimait qu’avant l’explosion 50 000 personnes vivaient à Pripiat, dont la plupart étaient des travailleurs, employés de la centrale.

Qu’est ce qui s’est passé en effet ?

L’une des principales causes de l’accident a été une « série d’erreurs commises par les techniciens de la centrale, qui ont supprimé plusieurs mesures de protection sous les ordres de leur supérieur sans analyser les risques ». Aussi, à « faute de préparation suffisante des conditions nécessaires à l’essai prévu, et par manque de temps lors de sa réalisation, les opérateurs n’ont pas respecté toutes les règles de conduite. Ils ont par ailleurs commis des violations de règles en inhibant de très importants systèmes de sûreté. »

Un succès inattendu

La majorité d’entre nous a vu ou du moins entendu parler de la série TV qui raconte ces événements. Je parle de Chernobyl, mini-série télévisée créée et écrite par Craig Mazin, et réalisée par Johan Renck. Personnellement, je recommande vivement de regarder la série TV, même pour ceux qui ne sont pas des passionnés d’histoire ou qui ne regardent pas la télévision. Je l’ai vue et je l’ai trouvée intéressante, un peu brutale par endroits, à vrai dire.

La série a été très bien accueillie par la critique, obtenant 9,6 sur 10 votes sur IMDb, 4,7 sur 5 sur Allociné et dans la presse 4,1. Sur le Rotten Tomatoes, le taux d’approbation est de 96% avec un score moyen de 8,96 sur 10 et sur Metacritic elle a 83 sur 100.

En Amérique et en Angleterre, « des critiques de The Atlantic, du Washington Post et de la BBC ont noté que la série établit des parallèles avec la société contemporaine en mettant l’accent sur le pouvoir de l’information et sur la façon dont des dirigeants malhonnêtes peuvent involontairement commettre des erreurs qui vont au-delà de leur compréhension. »

Malheureusement certains ont exprimé une opinion plus défavorable. Les médias proches du gouvernement russe ont dénoncé  une série « caricaturale, motivée par la propagande anti-russe. »

L’exemple le plus flagrant de la volonté d’aller vers le sensationnalisme de Chernobyl est la description du rayonnement, agissant comme un virus contagieux. Les irradiés seraient comme des zombies qu’il faudrait à tout prix éviter […] Rien ne prouve que le rayonnement de Tchernobyl ait tué un bébé [par contact entre la mère enceinte et son père irradié], ni que cela entraîne une augmentation des anomalies congénitales, dit le militant écologiste pro-nucléaire Michael Shellenberger.

Pripiat aujourd’hui

Aussi étrange que cela puisse paraître pour une ville dévastée par un accident nucléaire, Pripiat peut être visitée par des « touristes ». Bien qu’elle soit une ville fantôme, elle attire, paradoxalement, du monde.

Les mesures sont assez drastiques pour ceux qui veulent faire un séjour ici, ou seulement visiter la ville. Tout d’abord chaque visiteur doit montrer son passeport, signer une décharge, puis il reçoit un compteur Geiger afin d’évaluer la quantité de radiation observée. Une journée comme ça coûte environ 135 euros.

En 2019, le site a accueilli plus de 120 000 touristes, avec une hausse de 30%. Selon les mots du guide touristique Viktoria Brojko, Pripiat « est le seul endroit en Ukraine où vous avez l’impression de vous retrouver dans l’atmosphère de l’Union soviétique de l’époque ».

Le gouvernement a fait une demande pour que le site soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Sources :

Loin d’être un événement terrible, l’obtention du droit de vote des femmes a marqué un succès dans la démarche de l’émancipation féminine. Pour en lire plus, cliquez ici !

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